On a testé Google Wifi, le boitier qui va vous faire détester votre box

TECHNO – Ce lundi 26 juin, Google lance en France un nouveau produit, qui semble assez improbable, voire inutile au premier abord: un routeur Wifi. Quel intérêt, alors que toutes les box des fournisseurs d’accès internet proposent d’office de créer un réseau pour accéder à internet sans fil? La différence, c’est que GoogleWifi est bien plus efficace que les routeurs intégrés.

Le petit accessoire de 10 cm de diamètre est vendu 139 euros seul. Pour 110 euros de plus, il est possible d’en acheter un deuxième, ce qui permet d’agrandir la portée du réseau. D’abord disponible en achat en ligne, il sera ensuite vendu différents magasins spécialisés.

Il intègre plusieurs technologies bien particulières, qui sont censées produire un réseau Wifi de qualité. Une antenne à 360°, deux fréquences différentes choisies automatiquement en fonction de votre distance de la borne, ainsi qu’une technologie de réseau "maillé". Cette dernière, surtout utilisée en entreprise, permet d’agrandir la portée du réseau avec une perte relativement faible de la qualité. Il suffit de placer un second Google Wifi (à maximum deux pièces de distance) pour étendre le réseau.

Autre avantage: le Google Wifi va choisir automatiquement le canal Wifi le moins encombré. Et dans un immeuble où des dizaines de réseaux se recoupent, cela peut faire une grosse différence. Car sur une simple box, il est nécessaire de se connecter manuellement au routeur et d’aller trifouiller les options pour réaliser ce petit changement.

Un débit énorme…

Le HuffPost a pu tester ce gadget. Et les résultats sont assez bluffants. Nous avons procédé à deux comparatifs. A chaque fois, le Google Wifi a été placé juste à côté de la box internet et le test réalisé à quelques mètres du dispositif. L’objet créant un deuxième réseau indépendant, nous avons pu mesurer le débit sur les deux réseaux à quelques minutes d’intervalle.

Le premier test a été réalisé sur une box ADSL Free. Pour le second, nous avons réalisé une comparaison avec une box SFR en fibre optique et l’Airport Extrême, un système équivalent d’Apple (mais qui ne permet pas d’étendre le wifi avec la technologie de réseau maillé).

Les résultats ci-dessous montrent la vitesse de téléchargement (download) et d’envoi de données (upload).

… à prix (relativement) réduit

Dans les deux cas, le Google Wifi est bien, bien plus performant qu’une box internet classique. Il fait également jeu égal avec l’Airport extrême… qui coûte 80 euros de plus, alors qu’il ne permet pas la technologie du réseau maillé pour étendre sa portée sans trop de perte.

Et même ailleurs, le constat est similaire en termes de prix. Les routeurs proposant cette option (comme le Netgear Orbi ou le Linksys Velop) sont plus chers que les petits cylindres de Google.

Précisions : Nous n’avons pas pu tester la capacité d’étendre le réseau wifi à cause d’un problème technique, probablement dû à la version d’essai. L’article sera mis à jour quand ce dernier test aura été effectué.

Autre avantage du Google Wifi: il est très simple à configurer et à utiliser. Il suffit d’installer une application, de scanner un code sur l’appareil (qui doit être branché à la box internet), puis de suivre le guide. Il ne faut pas plus de 15 minutes pour configurer un réseau wifi.

Au doigt et à l’oeil (de Google)

Deux options bien pratiques sont également disponibles. D’abord, la possibilité de créer un réseau invité parallèle, ce qui évite de devoir donner votre mot de passe général. Ensuite, la possibilité de couper le réseau à heure fixe ou selon votre bon vouloir, via l’application. Un moyen d’empêcher les enfants de se connecter trop tard à internet.

Une application qui est justement à la fois un avantage et l’un des principaux inconvénients du Google Wifi. D’abord, les options, si elles sont justement très simples, peuvent l’être un peu trop pour qui a besoin de configurer plus en détail son réseau (pas de gestion des ports, etc).

Aussi, il est impossible de configurer sa connexion sans smartphone et, surtout, sans compte Google. De quoi rebuter les plus frileux en termes de données personnelles, même si la société affirme que l’appareil n’enregistre pas les sites visités par l’utilisateur, mais de simples données techniques. Collecte qui peut d’ailleurs être en partie désactivée dans les options.

Reste donc à savoir si l’amélioration notable d’un réseau wifi sans prise de tête mérite près de 140 euros. Car même si le routeur de Google a un très bon rapport qualité-prix, cela fait tout de même un investissement important. Mais si vous comptez beaucoup sur votre connexion wifi, avec un grand nombre d’objets connectés sans fil, et n’en êtes pas satisfaits, le Google wifi est une bonne alternative.

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Test de Google Wifi : quand Mountain View invente le routeur Wi-Fi pour les nuls

Les objets de Google n’arrivent pas tous en France, mais Google Wifi a décidé de poser ses pieds sur notre territoire. Disponible dès le 26 juin 2017, ce routeur Wi-Fi AC prétend mêler puissance brute et convivialité d’utilisation. Nous l’avons mis au défi. [Lire la suite]

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Elle loue son propre appartement sur Airbnb pour chasser son locataire malhonnête

AIRBNB – Après la mésaventure qu’elle a vécue, il va falloir du temps à Montse Pérez pour qu’elle accepte de remettre son appartement en location. Cette propriétaire de Barcelone, qui louait son appartement du quartier de bord de mer de la Barceloneta, a dû organiser une ruse complexe pour récupérer son logement des mains de son locataire peu scrupuleux, comme l’a raconté le journal espagnol La Vanguardia le 22 juin.

Les ennuis ont commencé lorsque Montse n’est plus parvenue à contacter son locataire de 26 ans, peu après avoir signé les papiers de location. Après plusieurs visites dans l’appartement, la propriétaire se rend compte que le locataire n’y habite plus, et que le logement est régulièrement utilisé par des touristes de passage.

L’appartement est en fait en location sur la plateforme Airbnb. Alors qu’il paie un loyer de 950 euros par mois, le locataire propose l’appartement au tarif de 200 euros la nuit en juin et jusqu’à 250 euros en août. Problème: non seulement la propriétaire n’était pas au courant, mais le bail mentionnait en plus une clause interdisant formellement que le locataire puisse sous-louer le logement à des touristes.

"Mais comment est-il possible que la plateforme permette de publier des annonces dans le dos des propriétaires?", s’indigne Montse Pérez auprès de La Vanguardia.

La pression touristique immense à Barcelone

Après avoir tenté en vain de faire réagir Airbnb, la propriétaire finit par prendre les choses en main. Avec son époux, elle se fait passer pour une touriste souhaitant louer l’appartement. Une fois à l’intérieur du logement (réaménagé pour pouvoir accueillir plus de visiteurs), ils font changer toutes les serrures.

La municipalité de Barcelone s’est engagée à retrouver le locataire malhonnête. D’après le témoignage de la fille de Montse Pérez dans El Pais, il appartient à une filière spécialisée dans ce type de fraude. Le profil Airbnb ayant proposé l’appartement a d’ailleurs changé au moins trois fois, d’après le couple de propriétaires.

L’histoire de Montse, médiatisée, a permis de faire découvrir des cas similaires.

D’après une récente étude citée par El Pais, la pression touristique est telle à Barcelone que la ville propose désormais plus de locations de particuliers que d’hôtels.

Ces derniers temps, la municipalité a renforcé ses mesures contre les locations non déclarées, conséquence de son boom touristique. L’équipe d’inspecteurs chargée de les traquer est passée de 20 à 40 agents, indique L’Express. Le journal rappelle que la ville avait déjà condamné Airbnb à une amende de 600.000 euros en 2016 pour avoir loué des appartements sans les autorisations nécessaires.

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